12/09/2016

Oh crotte de Cacatoès ! J'ai passé une nuit affreuse ! Et vous voulez savoir pourquoi ?

Je vous raconte : hier soir, avant d'aller me coucher, je baisse le store de ma porte fenêtre. Qui était ouverte. Bah une saleté de connerie de grosse araignée de merde a trouver le moyen de rentrer avant que je ferme complètement, et elle s'est faufilée derrière un gros meuble avant que j'ai pu l'atomiser !! Un gros meuble que je n'ai pas pu, évidemment, déplacer, parce que trop gros trop lourd. J'ai donc dû me mettre au lit en sachant parfaitement qu'il y avait une putain d'araignée gigantesque dans la même pièce que moi, bien cachée bien vivante et tout !
Bien évidemment, j'arrêtais pas de sentir quelque chose me chatouiller, et je me grattais partout et chiasse !!!! J'ai pas dormi du coup !!
Le pire ?
L'araignée n'a pas reparu, en tout cas je ne l'ai pas revu, donc elle n'a pas dû bouger de derrière le meuble. Elle doit toujours être là. Donc, ce sera pareil cette nuit, à tous les coups ...

Et vous, vous avez le mal de mer ?

Editeur : Mnémos
Collection : Dédales
Parution : août 2015
Pages : 454

Résumé :
Pangée, terre immense au milieu de l’océan unique, continent de terre sèche et d’embruns où vit le peuple de Ghiom, dont l’histoire, en ce jour de la dixième chasse à l’Odalim, bascule.
Les Grands de Pangée ont parlé : le monstre marin doit mourir. Pour la paix. Pour l’ordre. Pour la promesse d’une nouvelle ère faste à venir, dans ce monde rongé par les mésalliances et les guerres fratricides.
Pourtant, quand les Nefs s’engagent sur l’Océan, une seule question demeure : si la traque échoue, si l’Odalim survit, si l’union faillit, les enfants de Pangée se dévoreront-ils ? Cette dixième chasse ne serait-elle alors qu’un chant du cygne ?

L'imagination de l'auteur est stupéfiante !!
Bon.
J'avoue quand même que j'ai eu du mal à m'y mettre sérieusement, je pense qu'il m'a fallu plus de 50 pages pour lui trouver quelque chose de vraiment ... vraiment !
D'autant que très, très peu d'indices nous sont donnés, l'auteur ne nous livre strictement rien au début pour comprendre efficacement son monde, tout est distillé par toute petite quantité, et du coup ça prend trop de temps ! En tout cas, moi ça m'a un peu gêné pour comprendre au début. Par exemple, j'ai réalisé que le peuple Ghiom n'était absolument pas humain uniquement au tiers du livre, et peut-être même pas bien loin de la moitié !! J'aurais apprécié que l'auteur soit plus tendre avec nous et permette une meilleure compréhension de son univers.

Mais ! Mais, mais, mais ! Malgré ça, saperlote ! C'est stupéfiant !!

Pour vous résumer brièvement la situation, le peuple de Ghiom a une tradition : la chasse à l'Odalim ! Cet animal marin gigantesque, comparable un chouïa aux baleines chez nous, permet ensuite aux habitants de Pangée de bénéficier de 25 années de sécurité (de nourriture en abondance, de temps clément, bref, une vraie bénédiction quoi !). Malheureusement, la 9ème chasse a échoué : l'Odalim n'a pas été tué. Les Ghioms sortent donc tout juste de 25 années difficiles lorsque commence ce roman, et que la 10ème chasse est programmée. Il faut donc à tout prix que cette chasse soit fructueuse, car le peuple gronde, a peur, et les différents "clans" commencent à se chamailler. Bref, c'est bientôt la guerre quoi !
Nous suivons donc de nombreux personnages tout au long du récit : des chasseurs sur leurs nefs de chasse, et d'autres restés à terre, qui tentent de calmer la situation en attendant le retour de la 10ème chasse. Mais les choses ne se passent pas comme prévues, car une nouvelle menace survient ...

La profondeur de ce monde, l'intensité des personnages et les rebondissements, sans parler des scènes de batailles navales contre l'Odalim, sont incroyables ! Je me suis retrouvée à très souvent retenir ma respiration ! De plus, l'auteur fait parfois quelques "bons" temporels judicieusement placés, qui donne plus de dynamique et de réalisme à l'histoire (bawais, chasser une grosse baleine, aussi gigantesque soit-elle, ça ne se fait pas en quelques jours !) et ça nous permet aussi de mieux nous attacher aux personnages, car nous les voyons évoluer en fonction des situations qui changent et des ennuis qui se présentent. Oui, nous suivons une fresque fascinante et sociétaire sur près de 50 ans ! Nous assistons donc à une vraie révolution ; entre le maintien des traditions face aux changements brutaux opérés au profit d'une économie de marché, puis l'arrivée de nouvelles inégalités lors de l'effacement presque complet de l'ancienne société égalitaire.
Le peuple de Ghiom évolue, veut se débarrasser de vieilles traditions, et si l'auteur amène ça de façon très cohérente, on ne peut s'empêcher de se demander si c'est vraiment une bonne chose. Du coup, c'est un peu une sorte de miroir parallèle à notre propre situation ...

Et puis, 50 ou 60 pages avant la fin, BOUM !! Grosse, grosse révélation ! J'suis restée littéralement soufflée, sur le cul ! J'en revenais pas de ne pas avoir compris ça moi-même !

Voilà.
Le premier point que j'ai soulevé ne me permet malheureusement pas d'en faire un coup de cœur, mais je suis quand même ravie d'avoir lu ce texte. Je me souviens, je l'ai reçu en cadeau des éditions Mnémos à la rentrée littéraire 2015, donc j'étais d'autant plus ravie ! (ça fait plaisir de recevoir des cadeaux) Sans compter que la couverture du livre est quand même pas dégueulasse (représentation d'un tableau de John Martin je crois), ça n'a donc pas été bien difficile de me convaincre. Bref, j'ai découvert un monde, un auteur, un style ... que demander de plus ?

D'autres avis sur
http://www.livraddict.com/biblio/livre/les-nefs-de-pangee.html
 
 
Vous le saviez, vous, que le hérisson était un animal en voix d'extinction ?! Un animal préhistorique bordel ! Il était sur Terre avant nous ! J'ai de plus en plus honte d'être un être humain. En plus se sont des petites bêtes toutes mimis !
Pis moi le hérisson de la pub spontex, y me fait marrer.
Quand est-ce qu'on va s'arrêter ? Quand on sera les seuls sur Terre ?
 
Un p'tit tour et puis s'en va :


6 commentaires:

  1. Rah, j'ai super peur des araignées !! Je n'aurais même pas pu rester dans la même pièce ! (ça m'est déjà arrivé !)
    J'ajoute aussi ce livre à ma wish-list, ton enthousiasme me donne envie, malgré le début un peu difficile !
    Je suis totalement de ton avis sur l'être humain ; et j'adore les hérissons !!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Tu comprends mieux que personne alors pourquoi j'ai pas dormi de la nuiiiiiiiiiiiiiiit !! Bon, la bonne nouvelle c'est que cette p*tain d'araignée a tenté une sortie le lendemain au milieu de la pièce, je lui ai direct sauté dessus pour l'a-to-mi-ser à coup de Bescherelle. Oui. Je cherchais quelque chose dans mon Bescherelle à ce moment-là XD
      Vas-y pour ce livre, vas-y vas-y ! Celui-là il te plaira, j'en suis presque sûre :P
      Gnooooooo ! c'est trop choupi un hérisson hein ? Viens, on ouvre un refuge pour cette petite bête piquante trop adorable !!!!

      Supprimer
  2. Bon bon, alors pour commencer. Avec les araignées, je te conseille une bombe de chez Kapo vert. Ca les tue en 30 secondes, c'est une tuerie. Vivant à la campagne, je ne jure que par ça. Ensuite, concernant le bouquin, j'avoue que la lecture de ce roman doit être assez particulière. Je ne suis pas sur de le mettre dans ma PAL par contre. Il me semble plutôt... triste. Je sais pas pourquoi mais c'est mon ressenti à la lecture de ton billet. Je le note tout de même dans un coin....
    Enfin, concernant les hérissons, j'ai quasiment eu les larmes aux yeux en voyant un petit mort sur le bord de la route la dernière fois. Ils sont trop choupinou et utiles au monde. Les hérissons sont nos amis, on y touche plus :-D!!!!
    Lusse coupine :-D
    Marjorie

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Sans déconner ?! Je connaissais pas ! Kapo vert ? L'odeur est pas trop agressive ? Le soucis avec les produits de ce genre c'est que ça me monte rapidement à la tête :P
      A bien y réfléchir t'as pas tort, c'est vrai que ce livre est triste. Parce que la principale question qui se pose c'est : comment toute une société peut-elle abandonner ses valeurs ? Comment peut-elle se remettre de cet abandon ? Et décider, en aval, de cet abandon ? Structurellement, c'est intéressant ;D
      A moi aussi, à chaque fois, ça me fait mal au cœur :(
      Bisous coupine !!
      Merci pour tous ces petits mots :D
      Tchouss

      Supprimer
  3. A coup de Bescherelle?
    J'ai toujours dit que c'était une arme de destruction massive.
    Je ne sais pas pourquoi, tout le monde est plié quand je le dis.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Hé hé hé hé hé !
      Le Bescherelle dominera le monde !!!!!!!!!!!!!!!!
      En attendant après ça m'a bien fait chier parce qu'il y avait des morceaux d'araignée velue et morte sur mon Bescherelle -_-

      Supprimer