21/05/2017

Vous la connaissez cette sensation ? Celle qui vous constipe quand vous savez qu'il aurait été préférable de fermer votre grande gueule ?

J'ai facilement tendance à la dépression, et bordel ce que c'est emmerdant ! En même temps, question hérédité je suis gâtée là-dessus, parce que la plupart des femmes de ma famille sont dépressives, bipolaires, asthmatiques (si si ça compte!) et alcooliques.

Ouille !

Quelqu'un pour me raconter une bonne blague ?

Les blagues c'est bon pour la santé du cigare.

Editeur : Milady
Pages : 689
Parution : septembre 2016

Résumé :
Abigail s'inquiète pour l'avenir de sa famille depuis qu'elle est ruinée jusqu'à ce qu'un étrange notaire leur propose d'emménager dans un grand manoir abandonné. Son père et elle sont accueillis à Pembrooke Park par le charmant vicaire, William, qui leur apprend que, selon des rumeurs, une pièce secrète renfermerait un trésor ...
Aux prises entre de vieux amis et de nouveaux ennemis, Abigail ignore la nature des dangers auxquels elle devra faire face avant de lever le voile sur ces mystères et de trouver l'amour qu'elle recherche depuis toujours ...



Bon, déjà la sympathique Abigail ne cherche pas l'amour depuis "toujours" hein, que ce soit clair, parce que la miss elle a 23 ans à peine donc bon, du calme. L'ennui c'est qu'à cette époque (1817-1818) a cet âge-là, t'es déjà totalement périmée quand t'es une femme. Dur.

Cette jeune Abigail (j'insiste !) a foiré sa Saison, dans le sens où, si quelques gentlemen lui ont fait la cour, elle n'a reçu aucune demande en mariage. Donc, de son point de vue et de celui de sa mère, c'est foiré pour elle, elle finira vieille fille. Mais là où Abigail a encore moins de chance, c'est qu'elle a une petite sœur, Louisa, et cette Louisa est beaucoup plus belle qu'elle. Ses parents mettent tous leurs espoirs en Louisa et sont persuadés qu'elle fera un mariage riche. Alors quand cette merde financière touche la famille, évidemment la dot d'Abigail lui est arrachée pour être utilisée afin que Louisa puisse faire une Saison avec de belles robes et de beaux bijoux.

Abigail est tellement humble qu'elle accepte immédiatement ça comme si c'était normal ! Ses parents louent son pragmatisme et sa mère se repose énormément sur elle pour tout ce qui concerne la gérance de la maison et des domestiques, et son père lui-même lui demande toujours son avis et ses conseils financiers. Ce qui mène la famille au bord de la misère, donc faut croire que l'Abigail n'est pas aussi maligne qu'elle le croit.

Pour être honnête, j'aimais beaucoup Abigail au début. Elle est intelligente, veut toujours bien faire, prend son travail très au sérieux et tente tout pour réparer ses erreurs et se faire pardonner. Et puis finalement, je me suis rendue compte que l'auteure s'était beaucoup (trop !!) inspirée des personnages de Jane Austen. Abigail est volontaire comme Elizabeth Bennet, charmante et gentille comme Jane Bennet, humble et douce comme Anne Eliott, et pragmatique comme Elinor Dashwood (pour ne citer qu'elles) mais ce qui m'a fait décrocher du personnage au bout d'un moment, ce n'est pas ça. Abigail ne change pas. En fait si, elle change, mais faut attendre les 20 dernières pages pour qu'elle s'affirme.

Sans déconner !!

Tout le long du livre, elle subit, pause des questions sans réfléchir aux conséquences, et laisse sa sœur minauder avec les hommes sans chercher à se mettre en avant une seule fois. Trop, beaucoup trop effacée ! J'aurai pris plus de plaisir à la suivre si seulement son évolution s'était faite petit à petit et non pas brusquement comme ça à la toute fin.

Pourquoi j'ai bien aimé ce livre alors ? (oui parce que je l'ai vraiment bien aimé) Bah parce que l'atmosphère et l'époque sont superbes ! Sans oublier le mystère qui plane autour de Pembrooke Park, et qui est diablement efficace. Je ne pouvais pas m'empêcher de tourner les pages pour savoir, je voulais vraiment savoir ce qu'il s'était passé, et je n'ai rien vu venir.

Pour vous résumer : il n'y pas eu un mais deux meurtres, puis deux années s'écoulent avant que toute une famille ne prenne brusquement la fuite, abandonnant Pembrooke Park. Abigail et sa famille prennent possession des lieux en tant que locataires précisément 18 ans après cette fuite énigmatique (et 20 ans après les meurtres donc), mais ils ignorent qui est le propriétaire légitime des lieux, car le notaire refuse de leur donner son nom. Vous devinez donc que ce sont plusieurs mystères qui planent autour de ce manoir.

Au début je trouvais qu'il y avait trop de personnage, et j'avoue avoir été perdue quelques fois (une dizaine de personnages importants quand même !) et puis quand tout s'est révélé sous mes yeux, quand le secret n'en fut plus un, tout s'est emboîté parfaitement et chaque personnage avait sa place, ils avaient tous des raisons d'être là, et là je ne peux que dire bravo à l'auteure parce qu'à mon avis c'était pas facile de monter une intrigue familiale pareille.

Finalement, je suis heureuse qu'il y ait eu d'autres personnages pour que j'apprécie ce livre. J'ai eu un gros coup de cœur par exemple pour William qui, je pense, doit être le seul personnage de l'auteur. Vraiment de l'auteur. Les autres sont un peu caricaturaux et il me semblait les connaître déjà, les avoir déjà rencontrés, mais pas William. Il n'a rien de spécifiquement original, ni de parfait, mais il est à Klassen, il est là et il est charmant et mystérieux, mais aussi calme et curieux, un peu philosophe, taquin, pieux, bref, il a beaucoup de qualités simples qui font de lui un personnage très agréable avec lequel j'étais contente de me retrouver.

Mais je crois que c'est surtout l'atmosphère que je n'oublierai pas : romantique et sombre à la fois, avec ses bals mais aussi ses silhouettes dangereuses dans les parcs et les bruits inquiétants derrière les murs. Il y a un petit côté gothique qui m'a beaucoup plu.

Et rassurez-vous, l'assurance que prend Abigail à la fin, la femme qu'elle devient enfin m'a beaucoup plu, j'étais heureuse de la voir redresser la tête. Je suis simplement déçue que ça n'ait pas été plus fluide que ça.

En bref, un vraiment bon roman dont je n'ai malheureusement pas pu faire un coup de cœur, mais dont je me souviendrai longtemps. Et j'étais très triste de quitter William.

D'autres avis sur
http://www.livraddict.com/biblio/livre/le-secret-de-pembrooke-park.html


Ca ne se voit peut-être pas, mais je suis vraiment vraiment contente que ce livre m'ait plu, parce que c'est le tirage BookJar du mois d'avril pour le mois de mai, et c'est le premier BookJar qui me plait au point d'en faire une chronique !
En janvier j'ai tiré "Mort sur la ville" d'Alex Kava qui m'a beaucoup ennuyé.
En février c'était "La mare au diable" de George Sand que ça m'a fait plaisir de découvrir, mais sans plus.
En mars il y a eu "Je suis une légende" de Richard Matheson qui m'a laissé une impression mitigée, un sentiment d'inabouti.
Et enfin, en avril, "Le secret de Pembrooke Park" est sorti du bocal à anchois.

Il était temps petit vanire !! ... euh navire.

Et sinon vous comment ça va ? Je me rends compte que je ne vous le demande pas assez ça.

Cadeau :
Comme quoi, même ça ça peut me plaire !
Celui-là aussi.
Le premier coup de cœur de l'année, rappelez-vous !

13/05/2017

A que voilà un bel exemple !

Il y a encore une dizaine de jours, je me disais à moi-même (je parle souvent toute seule, au moins comme ça on ne me contredit pas) que je "n'aimais" pas la littérature contemporaine. Ou, du moins, pas autant que les classiques ou la fantasy.

C'est toujours un peu vrai, je pense ; mais au moins maintenant je vais pouvoir dire que, quand même, il y a des livres que j'ai su apprécier.

Allez-y, lynchez-moi.

Editeur : Hachette
Collection : Le Livre de Poche
Pages : 219
Parution : janvier 2006 pour la première édition, réédité en septembre 2015

Résumé :
Dans une Antiquité imaginaire, le vieux Tsongor, roi de Massaba, souverain d'un empire immense, s'apprête à marier sa fille. Mais, au jour des fiançailles, un deuxième prétendant surgit. La guerre éclate ; c'est Troie assiégée, c'est Thèbes livrée à la haine. Le monarque s'éteint ; son plus jeune fils s'en va parcourir le continent pour édifier sept tombeaux à l'image de ce que fut le vénéré - et aussi le haïssable - roi Tsongor.



Tous les prétextes sont bons pour se foutre sur la gueule, c'est plus ou moins ce que j'ai retenu. Evidemment, au début tout partait d'un bon sentiment (les deux prétendants se disputent une belle princesse pour le bonheur de recevoir son amour) mais, très vite, ça ne devient plus qu'un prétexte stupide.

J'ai vraiment eu l'impression de lire le récit d'une bataille antique et épique, au même titre que les grandes tragédies grecques d'autrefois. Et là où l'auteur a super bien géré tout ça, c'est que son écriture poétique et entraînante se marie très bien avec. Les moments où les deux armées se heurtent est un concentré de descriptions sanglantes sans fioritures ni échangent de coups qui durent indéfiniment. On va tout de suite au plus terrible : le sang, les morts.

Ce qui m'a le plus percutée, et ce qui a transformé mon désir d'en savoir plus en indignation, c'est que cette guerre stupide et honteuse dure, dure, dure, dure des années. Il n'est pas dit clairement combien, et c'est ce qui rend tout ça plus terrible encore, à mon sens.

On peut y voir aussi une réflexion incisive sur la nature belliqueuse de l'homme qui va le pousser à se battre pour obtenir ce qu'il convoite, quitte à ce qu'il y ait des milliers de morts, quitte même à faire tomber tout un royaume. L'idiotie de la guerre est dépeinte de façon à ce que tout nous paraisse honteux et vain ; les personnages eux-mêmes, au début très nobles, finissent par comprendre la futilité de tout ça et la honte de leur entêtement, mais leur fierté va les pousser à continuer malgré les drames.

C'est une vraie tragédie qui coule sous nos yeux, et on ne peut rien faire pour l'arrêter. Finalement, on comprend que, même si la vie du roi Tsongor a été faite de conquête et d'exploits, sa mort seule restera dans les mémoires pour avoir fait tomber et disparaître dans l'oubli jusqu'à sa lignée. Les traditions familiales, l'honneur, la jalousie, l'amour, toutes les émotions les plus intenses et les plus fortes sont au cœur de tout ça.

Heureusement, il n'y a pas que ça ! Sinon, ce serait vite devenu chiant.

Au-delà de la guerre qui se déroule aux portes de Massaba, nous suivons l'un des fils du vieux roi parti en pèlerinage à sa demande. C'est un vrai conte initiatique qui, doucement, prend le pas sur tout le reste. L'homme, en parcourant le royaume, se rend compte que son père, qu'il a toujours connu comme un homme bon et sage, n'est pas perçu ainsi par tout le monde, au contraire.

La figure de l'homme en tant que tel devient une réflexion à part entière. L'image que l'on donne de soi peut avoir des conséquences incroyables au travers de nos décisions et, bien sûr, les mauvaises décisions resteront dans les mémoires bien plus longtemps que les bonnes.

Ce que j'ai compris, mais là c'est une réflexion très personnelle, c'est que peu importe ce que vous faites de votre vivant, tout disparaît à votre mort (sauf pour les auteurs ou autre artiste oui, faites pas chier, j'écris pas cette chronique pour lancer un débat !) Suite à la mort du roi Tsongor, tout se désagrègera petit à petit, à cause des acteurs de cette violence : les deux prétendants et les 4 fils du vieux roi, mais aussi à cause des victimes : les habitants et la princesse, qui, eux non plus, ne feront rien pour arrêter tout ça.

Il y a beaucoup à dire sur ce livre court, beaucoup à en retenir, mais je n'arrive pas à m'exprimer plus que ça. En plus, j'ai vraiment l'impression d'avoir dit de la merde.

Je pense que c'est un livre qu'on devrait tous lire, pour comprendre à quel point tout est fragile.

D'autres avis sur
http://www.livraddict.com/biblio/livre/la-mort-du-roi-tsongor.html


Hey, z'avez vu ? J'ai fait quelques changements sur le blog. Des trucs en moins, des trucs en plus ! Petit à petit, ça devient autre chose.
Je pense même retirer une rubrique supplémentaire mais j'suis pas tout à fait sûre alors pour l'instant, je laisse.

A bon entendeur !

Ps : j'ai envie de faire pipi, mais y'a quelqu'un qui est en train de nettoyer les toilettes, c'est pas de chance.

Là aussi j'en dis des choses :
Tu veux avoir peur, dans un train bloqué sur un pont, au milieu de la nuit ?
C'est tout nouveau tout beau : l'index !
Le tome 4, c'est pour bientôt !!!

01/05/2017

Se lever un matin et marcher dans le vomis de chien, check !!!

Malgré mon amour pour "Harry Potter" et le tome 1 de "Eragon" (les 3 autres tomes n'étant que des torchons vomitifs) aujourd'hui, j'ai énormément de mal à apprécier la lecture jeunesse et adolescente ...
Les plus anciens d'entre vous se souviennent certainement de ma déception face aux aventures d'Ewilan, et de mon rejet, plus violent celui-ci, de Touaille-Laïte.

Mais bon, vous connaissez certainement ce dicton :
C'est l'exception qui confirme la règle.
Ou une connerie de ce genre.



Editeur : France Loisir
Pages : 379
Parution : 2012

Résumé :
Un train bloqué sur un viaduc en pleine tempête de neige, dans une nuit profonde. Six jeunes passagers, sans lien apparent entre eux, sont la proie de phénomènes étranges : accès de violence, visions fantomatiques, voix de revenants, rituel satanique ... Un thriller haletant, un voyage dans le paranormal qui atteint les frontières de nos croyances et de nos certitudes.





Pour vous décrire ce livre en un mot, je dirai : audacieux.

Si je voulais en rajouter, je dirai : neige, drogue, vampire, sabre laser, Dark Vador, cheveux rose, serial killer, justicier, TOC, paranormal.

Je ne vous cache pas que ce qui m'a attiré, c'est la couverture plus que le résumé (qui ne rend absolument pas justice à l'histoire, je tiens à le préciser) ! Nan mais regardez ça, un vieux pont qui se perd dans la brume, il a l'air de faire froid, et même s'il ne fait pas nuit, ne me dit pas que tu ne le sens pas le frisson là, dans ton dos ?!

Ce que j'ai trouvé chouette de la part de l'auteur, c'est qu'en réalité nous sommes très peu dans la tête des six jeunes, dont les âges vont respectivement de 8 à 16 ou 17 ans à peu près. En fait, nous suivons surtout les raisonnements et les réflexions des adultes qui les côtoient ou les croisent. Nous avons donc beaucoup plus que 6 personnages, puisque viennent s'ajouter : la conductrice du train, le contrôleur, la serveuse de la voiture-bar, 2 ou 3 passagers qui en prennent pour leur grade, un flic, puis un professeur.

Je sais que ça peut faire peur, autant de personnage en si peu de page, mais ne paniquez pas ! Ils ont chacun leur place, et ils y restent. L'auteure va les utiliser juste le temps qu'il faut pour faire avancer son intrigue, et c'est diablement bon ! Enfin un auteur qui n'en fait pas des tonnes !

Du coup, cette prise de point de vue m'a pas mal fait penser au livre "La nuit des enfants rois" de Bernard Lenteric (adapté en film sous le titre de "The Prodigies") que j'avais lu à sa sortie en 2011 et profondément détesté ! J'ai jamais pris la peine de voir l'adaptation d'ailleurs. Un livre que j'avais complètement oublié. Tous les défauts de ce livre sont gommés, effacés, tués dans l'œuf dans "Peur express" !

En ce qui concerne la construction, le livre est divisé en 3 parties. Dans la première, c'est le début du voyage. Le train quitte Paris, nous sommes avec Jeanne la conductrice, Robert le contrôleur et Josy la serveuse qui, petit à petit, font la connaissance de jeunes gens pour le moins étranges. Entre une jeune fille qui prétend voir son père mort, un jeune homme qui croise un tueur en série devant les chiottes, et un autre qui ne peut s'empêcher de se laver les mains toutes les 10 minutes, ce cher Robert a comme l'impression que ce voyage ne sera pas comme les autres. Et il a bien raison.

Dans la seconde partie, une tempête de neige soudaine a provoqué des avaries et le train est immobilisé sur la voie, en pleine nuit, sur un pont. Une heure passe. Puis deux. Puis trois. Puis cinq.
Un véritable huis clos s'installe puisque non seulement le train n'avance pas, mais en plus ses moteurs s'éteignent les uns après les autres, ce qui provoque l'extinction des lumières, l'arrêt du chauffage et de l'eau courante. 1000 passagers bloqués comme ça, en plein 22 décembre. Forcément, la panique arrive et se répand, et chacun y va de sa petite psychose. C'est dans cette partie que les 6 jeunes deviennent, pour le lecteur, véritablement présents car nous sommes presque principalement avec eux. On les voit, doucement mais sûrement, perdre les pédales.

La troisième partie voit apparaître le professeur de psychologie comportementale Edward Michet, qui va se pencher sur les événements à priori paranormaux qui se sont déroulés dans ce train. Toutes cette partie sera entièrement de son point de vue, et là, pour moi, c'est devenu scientifiquement super intéressant ! Il va tout analyser, décortiquer, et tenter d'expliquer, pour lui principalement, mais aussi pour nous, lesdits événements.

Je suis une lectrice, j'aime la fantasy, j'ai fait des études littéraires et j'ai été libraire presque 10 ans, mais je suis passionnée par la science (l'astrophysique pour être exacte), par les analyses comportementales et par ce qu'on appelle vulgairement les "prémonitions" et les impressions de "déjà-vu" (voui voui). Et cette troisième partie m'a fasciné ! Alors rassurez-vous les 6 jeunes sont toujours présents, on ne tombe pas brutalement dans un documentaire qui fait l'apanage du paranormal, le roman continue (y'a même une petite romance).

J'ai littéralement dévoré cette partie-là, même si la deuxième partie m'avait énormément plu aussi. Malheureusement, au bout d'un moment, j'ai été légèrement frustrée. J'avais l'impression que l'auteure ne voulait pas aller véritablement au fond des choses de peur de perdre ses lecteurs et cette partie-là est bien plus courte que la toute première qui, elle, ne faisait que poser le décors et les personnages. Pourquoi ?!

Comme je le fais souvent lorsqu'un texte me laisse perplexe, j'ai refermé le livre pour le regarder sous toutes les coutures. C'est là que j'ai vu, en bas à gauche sous le résumé : "Dès 14 ans".
Je suis restée bloquer dessus un moment.

C'est ce qui s'appelle viser à côté ! (s'il y a des messieurs dans la salle, ils sauront de quoi je parle!)

Je vous le dis sincèrement : si j'avais vu ça avant de le commencer, je ne l'aurai jamais lu !

Je comprends maintenant pourquoi l'auteure n'a pas approfondi certaines choses trop "techniques" en dernière partie, après tout le lectorat visé n'était pas adulte, et il faut savoir rester dans les clous ! Malheureusement, ça m'a légèrement laissée sur ma faim.

En parlant de faim, tiens ! La fin de ce livre est topissime ! Typiquement le genre de fin ouverte que j'adore, qui nous laisse toute latitude de réfléchir par nous-même et d'imaginer ce qu'il se passera ensuite. Rassurez-vous, ça clos tout de même très habilement l'histoire.

Bon, je pourrais vous parler encore longtemps de ce livre, mais je vais m'arrêter là ! Je précise simplement que je suis maintenant très curieuse de lire d'autres livres de cette auteure.

D'autres avis sur
http://www.livraddict.com/biblio/livre/peur-express.html



Ah, au fait !
J'ai lu "Peur express" pendant mon tout premier Week-end à 1000, que j'ai foiré.
L'article ici, si le cœur vous en dit.

Autre chose (j'ai failli oublier !), nous sommes au début du mois, c'est donc l'heure du tirage BookJar ! Et le livre de ce mois-ci vous est présenté par Buzzi :



Oh ! Je ne l'ai pas dans ma PAL depuis bien longtemps, mais j'ai super hâte de le lire !!

Allez, c'est pas le tout, mais après tout un week-end à lire, il est temps que je me remette à bosser, le tome 2 ne va pas s'écrire tout seul.

Je vous balance ça et je me casse :
Voilà ce qui arrive quand on est menée par le bout de la ... euh, du nez !
Le tome 4, c'est pour bientôt !
Et un article qui ne sert à rien, un.

28/04/2017

Allez, j'arrête de péter de trouille et je me lance, bordel !!

C'est dur de faire face à ses peurs, putain.
Même encore aujourd'hui, je suis incapable de faire face à un concombre non épluché et non coupé sans claquer des dents .... ce qui n'a aucun rapport avec ce dont il est question aujourd'hui. Ou presque.


https://www.facebook.com/groups/548425825168377/?fref=ts
(clique sur l'image, ça te mènera directement au groupe fb du Challenge.
C'est comme tu veux hein, c'est pas une obligation.
Mais si tu ne le fais pas, merci de t'auto-gifler)
 


J'ai découvert ce Challenge ça doit faire un an, au moment où je me suis inscrite sur Livraddict je pense. Merde, déjà ?!
Mais je n'avais jamais eu le courage d'y participer. Faut dire que le but c'est un peu de lire 1000 pages en un week-end donc ...
C'est ma coupine MarjoBarjo qui a réussi à me convaincre pour cette fois, en me promettant d'y participer avec moi pour me soutenir moralement (et j'en ai besoin putain, j'en ai besoin !!!) Souvenez-vous, c'est aussi avec elle que j'avais participé au Cold Winter Challenge, que j'ai adoré.

Pour vous faire un résumé de ma vie (life is life !!!) : juillet de l'année dernière, je n'ai pas pu participer au w-e à 1000 parce que ça tombait sur un week-end où je travaillais à mort, et ça m'arrangeait plutôt bien en réalité.
En novembre dernier, j'ai sélectionné une PAL et à la dernière minute me suis littéralement dégonflée. J'ai fait la morte en gros.
En janvier, première session de l'année 2017, j'avais également préparé une PAL, différente de celle du CWC, et j'avais plus ou moins réussi à me gonfler à bloc, pour être finalement dérangée par une réunion familiale impromptue à laquelle j'aurai pu ne pas participer. Alors j'ai sauté sur l'occas' et je me suis, encore, défilée.
Sauf que là, pas moyen de trouver une excuse ! Et j'avoue que le fait d'y participer en binôme me rassure drôlement.

Ce Challenge commence donc ce soir à 19 heures, et ça commence déjà mal pour moi parce que je suis de corvée de cuisine (c'mon tour d'faire la popote !) donc en fait je ne pourrai pas le commencer avant 21 heures. Mais tant pis ! Je me lance, que diantre, quitte à serrer les fesses !!

Les choses sérieuses maintenant (oui parce que jusque-là je ne faisais que baver inutilement) voici ma PAL :



Comme vous pouvez le constater, me suis contentée de faire une capture d'écran depuis ma page Livraddict, trop la flemme de faire autrement (ça commence bien ...) J'en ai donc pour un total de 1075 pages si ma calculatrice sait encore compter, et je ne doute pas de ses capacités bien supérieures aux miennes.
J'y ai donc mis : de la fantasy, de la jeunesse, de la s-f et du polar, histoire de bien varier.
J'ai aussi fait exprès de mettre des livres écrits relativement gros et à la mise en page bien aérée, du moins pour trois d'entre eux.
Rien à foutre.

Ah oui, petite coquetterie supplémentaire de ma part, j'ai fait une jolie (faut l'dire vite ...) barre de progression dans mon Bullet.

Tada !!


Ce Challenge sera donc le quatrième auquel je participe. Je trouve que ça commence à faire pas mal ! Depuis août dernier, je participe au Challenge Goodreads ; de décembre 2016 à fin janvier 2017 j'ai participé au Cold Winter Challenge et depuis le début de l'année je fais un tirage BookJar à chaque fin de mois pour le mois suivant (j'ai parlé de tous ces trucs dans mon article Bilan/Objectifs)

J'espère franchement que ce Week-end à 1000 me plaira autant que ces trois autres Challenges, et j'espère le réussir. Quoi que j'en doute.

Je mettrai cet article à jour une fois le Challenge terminé, donc ce dimanche à minuit ou alors lundi matin si j'ai la flemme. Ce qui risque fort d'arriver, me connaissant.

Qui parmi vous participe ?


Update du dimanche 30 avril
à 23h59 exactement
Z'avez vu ? Je fais des efforts !
 

Raté.
959 pages lues sur 1000.
C'est rageant sans déconner !!
Mais j'ai fait une belle barre de progression toute colorée dans mon Bullet, c'est jouli ! (la flemme de prendre une photo, tant pis pour vous)

Bon alors, qu'est-ce que je retire de ce challenge ? Que j'ai joué la carte de la confiance, comme une grosse bouffonne de seconde zone ! Samedi me suis pas mise à lire avant 14h. Ca m'apprendra !

Allez, je vous fait un petit récupati ... récaputa .. réca (merde, débrouillez-vous!), histoire de vous faire perdre votre temps :

Vendredi à minuit j'avais lu 150 pages.
Samedi à 16h30 : 282 pages
Samedi à 19h : 369 pages
Samedi à minuit : 576 pages 
A partir de là j'ai senti que ça commençait à puer du cul, et que c'était mal barré !
Dimanche à 14h30 : 685 pages
Dimanche à 16h : 748 pages
Dimanche à 19h30 : 850 pages
Dimanche à minuit : 959 pages

Et voilà ce que j'ai réussi à lire (capture d'écran, encore. La flemme j'vous dis !) :



En fait celui qui m'a mis dans la merde, c'est ce satané "La musique du silence" de Rothfuss ! Si j'avais aimé le tome 1 de "Le nom du vent", les tomes 2 et 3 m'avaient ennuyé à mourir, mais on m'avait offert cette nouvelle de 168 pages (il y a ... deux ans et demi !) alors j'ai fait un effort en me disant : on sait jamais, sur un malentendu, ça peut peut-être marché.
Ben tiens ...
Arrivé à la moitié j'en pouvais plus ! C'était une horreur de lire ça, alors j'ai abandonné, et ça m'a tellement fait chier que j'ai pas lu pendant au moins 2h après ça. Voilà. Elles sont là les 41 putain de pages qui me manquent !

Scrogneugneu !!

Bon, j'ai quand même fait de belles découvertes avec les trois autres !
"Le Livre des Etoiles" d'Eric L'Homme était chouette, bien que trop jeunesse pour moi ! Des facilités scénaristiques qui me faisait exploser de rire, et des personnages un peu caricaturaux qui m'ont un brin agacée (mais c'est normal pour un livre jeunesse, je comprends que les auteurs choisissent d'être prudents), mais une histoire sympathique tout de même. Malheureusement, je ne suis pas convaincue, et je ne lirai pas la suite, de peur de trop m'énerver. Je préfère rester sur cette jolie impression. En fait, ça me fait le même problème qu'avec Ewilan, rappelez-vous ...

Mention spéciale pour "Peur express" de Jo Witek que j'ai littéralement dévoré ! Il a ses défauts, mais de superbes qualités qui font que j'ai beaucoup aimé, et je prévois même d'écrire une chronique dessus dès demain !

Et "Hypérion - tome 1" de Simmons, dont je n'ai pas réussi à venir à bout est ... j'arrive pas trop à me décider en fait. Certains passages sont foutrement bien, et d'autres nuls à crever. Je verrai ce qu'il en est une fois que je l'aurai terminé.

Voilà !

J'aimerai maintenant remercier ceux qui m'ont particulièrement soutenue dans cette épreuve (Calimero, le retour !)
Ma MarjoBarjo pour commencer, qui ne m'a pas encore communiqué son score mais je suis certaine qu'elle a cassé la baraque !
Mais aussi Maleficent, qui m'a beaucoup encouragée (Dark Vadooooooooooor!), dont tu peux suivre les tribulations de lectrices sur Livraddict et sur Insta !
Je n'oublie pas cette chère Didi ! Ah, Didi ! Nous étions au coude à coude toi et moi, et je suis certaine que, comparé à moi, tu as remporté ce challenge les doigts dans le museau !
Quant à la belle Leahurie, compte sur moi pour te harceler à la prochaine session de ce Challenge ! (qui, si je ne me trompe pas, aura lieu en juillet)

Je remercie aussi tous les participants abonnés au groupe fb du challenge avec qui j'ai échangé, j'ai adoré toute cette convivialité, et c'était génial de pouvoir suivre les progressions de chacun. Bravo à vous tous !

Et maintenant, un gros pipi, et au dodo.

25/04/2017

C'est ce qui s'appelle être mené par le bout de la quéquette !!!!!!

Quand on finit un texte on se sent vide après, c'est horrible ! Alors qu'on a plein d'autres projets à avancer !!!
Bordel.
Ecriture ou lecture, même connerie.

Un texte qui t'a accroché, tourneboulé, manipulé, quand tu le termines tu te sens abandonnée.

Qui pour me foutre une grosse baffe dans la gueule ?


Editeur : Pocket
Parution : 2014
Pages : 314

Résumé :
Un truand paranoïaque en cavale depuis quarante ans. Un serveur dépressif qui voit son ancien amour se trémousser dans un jeu de télé-réalité. Quel est le rapport entre ces deux hommes ?
A priori, il n’en existe aucun.
Aucun lien entre ces deux êtres que tout ou presque oppose et qui ne se connaissent pas.
Sauf peut-être une lueur dans le regard d’un vieil homme ou l’obsession d’une journaliste à réunir les pièces d’un vieux puzzle.
Sauf peut-être les ronds dans l’eau.
Car certains actes ont des répercussions inattendues, même longtemps après...





Ils auraient peut-être pu rajouter, après "puzzle" : un abruti qui se trompe de maison.

Tout est hasard. La vie, principalement. Nan nan, j'suis pas en train de vous faire un quart d'heure philosophico-merdique, je vous ai juste résumé le bouquin en peu de mots.

Ne vous y trompez pas, ce livre est une découverte stupéfiante, limite pour pas le lire trop vite j'ai dû me forcer à lire autre chose.
Tout s'emboîte parfaitement (un peu trop parfaitement peut-être ...) et j'ai senti dès les 30-40 premières pages que j'étais totalement manipulée par l'auteur.
Génial.
Pour construire une trame policière pareille, faut être vachement brillant quand même ! (ou alors le gars n'est pas tout à fait seul dans sa tête, mais j'suis mal placée pour juger)

En gros, un pauvre homme se retrouve au mauvais endroit au mauvais moment, lors d'un règlement de compte entre truands, à cause d'une histoire vieille de quarante ans. Les répercussions incroyables que le moindre petit acte peut avoir, c'est proprement dingue !!!
Et cet homme, c'est Yvan, serveur, trahi par une ex dont il était dingue, et qui va prendre une décision. Au début, il m'agaçait un peu à toujours broyer du noir et parler du joli cul de sa copine (qui est une vraie salope, au passage) et puis dès que le piège se referme sur lui, il s'affirme, il devient un autre homme, il prend sa vie en main et je me suis retrouvée à le suivre en étant totalement sous le charme !

Une partie particulière m'a beaucoup plu, c'est l'analyse froide et terrible que l'auteur fait du système judiciaire français. Après tout, du moment qu'on a trouvé un coupable, quelle importance s'il est vraiment coupable ! Piège juridique terrible ! La justice est menée par des gens qui sont tellement persuadés de mieux savoir que les autres qu'ils ne voient pas la vérité, même quand elle est sous leur nez. Et quand ça leur explose à la gueule : c'est pas moi, c'est le voisin !!!!

C'est de bon ton en ce moment, non ? Héhéhé.

Ca y est j'ai trouvé ! (illumination !!!!!) Pendant toute ma lecture je me disais que cette intrigue, cette construction, cette manipulation en douceur, me faisait penser à quelque chose. Un film. Voilà, je sais lequel maintenant : "Ocean Eleven" ... Alors que ça n'a pas grand-chose à voir pourtant. Bizarre.

Quelque chose m'a dérangé malheureusement dans ce livre, et c'est pourquoi je ne peux pas en faire un coup de cœur. Vraiment, c'est peu de chose et ça m'agace un peu, parce qu'il était à deux doigts de rejoindre mes étagères ! En fait, il est trop court. 300 pages pour développer une intrigue pareille avec tant de personnages, le genre de vieux bandits que j'adore en plus !, et un final aussi claquant, c'est trop peu. Du coup, pour gérer tout ça, l'auteur fait quelques bonds dans le temps qui m'ont un peu dérangé (2 ou 3 ans qui passent en deux paragraphes par exemple) sans vraiment s'attarder. Alors que, personnellement, j'aurai aimé qu'il s'attarde un peu plus sur Yvan, histoire que je m'attache encore plus à lui !

Franchement, mis à part que ce livre est totalement manipulateur, je ne sais pas quoi vous dire d'autre. Sauf : lisez-le. Parce que, croyez-moi, la fin, vous ne la verrez pas venir du tout !

D'autres avis sur
http://www.livraddict.com/biblio/livre/les-ronds-dans-l-eau.html



C'est chiant de finir un article, parce que je ne sais pas quoi vous dire à la fin (du moins pas spontanément) alors je réfléchis toujours trois plombes avant de trouver un truc drôle (ou pas), spirituel (ou pas ...) ou intelligent (hum ...).

Là, ça fait dix minutes que je me creuse le cigare, et y'a toujours rien qui vient, alors ce sera tant pis pour cette fois !

Mon cerveau est parti en couille.

Abloublou
Parler des cons ? Et pourquoi pas, bordel ?!
C'est l'été dans deux mois ! Le moment idéal pour revenir sur de vieux souvenirs.
Une tragédie vieille de plus de 170 ans !