12/01/2018

Picoti et Picota, lève la queue et tralala !

Quand j'ai commencé à m'intéresser aux dramas, on m'a prévenue. L'ennui c'est que j'ai un petit côté naïf (bien caché, j'en conviens) donc je ne me suis pas méfiée. Pourtant, on m'a bien dit qu'une fois dedans on devenait vite accro.

Bah c'est vrai. Dès que t'en finis un, tu peux être sûr d'en commencer un autre pratiquement tout de suite après tellement c'est bon !

Combien j'en ai regardé depuis que j'ai découvert ça, en novembre ? 5. C'est en tout 88 épisodes, donc 88 heures de visionnage ! J'en reviens pas moi-même. Et vous savez quoi ? Le pire, c'est que j'ai carrément pas envie que ça s'arrête. Alors je m'apprête à regarder mon sixième.

Mais je vais d'abord vous parler du cinquième :




Contrairement au précédent : Healer, ce n'est pas un coup de cœur. Mais je sens bien qu'il est spécial pour moi et que je m'en souviendrai genre très longtemps.

Qu'est-ce qui a coincé, exactement ? Les acteurs principaux et les personnages qu'ils incarnent (les 2, là, sur l'image) Les voici :


Kang Chul, incarné par Lee Jong Suk. J'ai senti immédiatement que j'aurai du mal avec ce personnage arrogant malgré son indestructible volonté et, je l'admets, sa présence vachement écrasante.
Ce monsieur est devenu Président d'une société gérant une émission télé qui résout certains crimes que la police elle-même n'a pas élucidée. Pourquoi ? Parce que quelques années plus tôt, il a été victime de quelque chose d'horrible et accusé injustement. Il a subi un véritable enfer.
De base, il aurait donc dû me plaire (j'adore les personnages torturé au passé compliqué) et je ne comprends toujours pas pourquoi ça n'a pas marché avec lui au début... sans doute le fait qu'il se conduise comme un véritable petit con.
Heureusement, il change ! C'est un personnage qui évolue énormément au fil des épisodes (il est sans doute celui qui évolue le plus, d'ailleurs) et j'ai fini par apprécier sa complexité, sa dualité. Là où ça a continué à coincer, c'est avec le jeu de l'acteur. J'avais l'impression que ses émotions étaient toujours les mêmes, il avait l'air d'avoir des expressions très limitées et je pense - oui, je vais oser le dire ! - que le problème vient qu'il a été trop retouché. Ça se voit clairement, quand il sourit surtout, qu'il a tâté du bistouri. 'Tention avec la chirurgie esthétique, jeune homme !


Oh Yeon Joo, jouée par Han Hyo Joo, est l'héroïne. Pareil, ici j'ai eu tout de suite des difficultés avec elle.
Toutefois, il s'est passé l'inverse : l'actrice est très bien, le problème vient qu'elle incarne un personnage qui n'évolue pas, ou très peu, et qui subit les événements. Certes, elle agit, mais pour exécuter les idées des autres. Les 3/4 du temps il faut que quelqu'un lui dise quoi faire, en gros, sinon elle s'embourbe. Ça m'a gêné, je l'avoue, d'autant que dans Healer, l'héroïne était tout l'inverse.
D'ordinaire, j'aime les fonceuses. Vraiment je ne comprends pas ce qu'il s'est passé avec ces deux-là, ça me laisse perplexe.
Je suis persuadée qu'en regardant un autre drama dans lequel l'actrice apparaît je pourrais l'apprécier davantage.



Mentions honorables pour deux autres personnages ! Heureusement qu'ils étaient là, nom d'un canard.

Oh Sung Moo est le père et Yeon Joo.
Dessinateur du webtoon le plus lu de Corée, c'est un homme complexe, torturé et mystérieux qui m'a tout de suite intriguée. Plus les épisodes passent et plus il prend une place importante. J'ai tout de suite compris qu'il gardait un secret énorme et j'ai passé mon temps à tenter de deviner. Peine perdue. C'est également l'un de ceux qui, avec Chul, évolue beaucoup et le voir changer m'a vachement plu.
Sans oublier que l'acteur Kim Eui Sung m'a bluffé ! J'ai trouvé son jeu très riche, il a l'air de s'être vachement impliqué. Je vais peut-être être méchante en disant ça mais je n'ai pas trouvé, chez les deux acteurs précédents, la même énergie et la même implication. Merci à toi, m'sieur ! Je crois bien que t'étais mon personnage préféré.


Ça c'est Seo Do Yoon, le garde du corps de Chul.
J'avoue, les raisons de mon adoration pour lui sont très superficielles (mais pas complètement, quand même...)
Un visage tout doux avec un regard que j'ai trouvé rêveur sur un corps à se damner ! Avouez, il y a de quoi craquer. Le fait qu'il soit un personnage très secondaire a fait bobo à mon petit cœur, on le voit assez peu mais l'acteur, Lee Tae Hwan, était très bon et avait parfois des expressions bien rigolotes pour ce personnage sérieux, droit et robuste.



On en arrive à l'histoire. Ouais, j'ai encore fait les choses dans le désordre. Arrêtez de râler et écoutez plutôt ce que j'ai à dire ! Parce que je vais vous expliquer très simplement pourquoi, malgré tout, ce drama a été pour moi une pépite.

Yeon Joo est interne en chirurgie cardiothoracique. Un jour, l'assistant de son père l'appelle pour l'informer que ce dernier a disparu. Elle se rend donc chez lui, dans son bureau, là où l'artiste donne vie aux personnages de son webtoon : W. Elle découvre sur l'écran de la tablette, stupéfaite, le personnage principal de la BD ensanglanté et mourant. Elle est fan de ce que son père a créé et ne comprend pas pourquoi il voudrait tuer son héros.
Mais elle a à peine le temps de réfléchir à ça et de se demander où son père a bien pu passer, car elle est entraînée... dans le webtoon. Le héros, qui n'est autre que Kang Chul, l'attrape pour la faire venir à lui alors qu'il meurt.
C'est tout un nouveau monde qui s'ouvre sous les yeux de Yeon Joo : celui du webtoon ! Les personnages qu'elle adore depuis des années prennent brutalement vie. Il va falloir qu'elle comprenne rapidement pourquoi et surtout comment, avant que les choses dérapent. Et comme elle n'est pas maligne, bah ça va forcément déraper.


C'est galère, une BD qui échappe à tout contrôle !

Vous l'aurez compris, c'est du fantastique et ça m'a grave plu ! La base de l'histoire est hyper dingue et ça ne s'arrête pas là, car on va de rebondissements en rebondissements. Les retournements de situation s'enchaînent sans temps mort, j'étais toujours stupéfaite de voir la direction que prenait le scénario.
Heureusement, ça reste compréhensible. Les scénaristes ont réussi l'exploit de ne pas s'emmêler les pinceaux. Malgré la complexité c'est très facile à suivre, très fluide et dynamique jusqu'à la fin.
C'est le genre d'histoire magique, stupéfiante et dingue que j'aurais adoré écrire ! Là-dessus, je n'ai vraiment rien à redire, j'applaudis simplement.

Je suis bien contente que les OST m'aient plu également. Dans Healer, c'était l'une des choses qui m'avaient fait chier parce que je n'avais pas spécialement aimé, même s'il y en avait une ou deux pas mal. Dans W, par contre, je ne peux pas ne pas mentionner In the illusion de Basick et Inkii, que j'ai grave adoré !

Nan mais regardez-moi ces pecs !

Histoire de finir cet article comme le précédent, je vous mets ici un petit teaser sympatoche (j'ai pas réussi à savoir s'il s'agit d'un officiel mais j'ai pas l'impression) ne vous en faites pas, ça ne spoil pas.



J'espère que vous aussi vous vous laisserez tenter par W !




06/01/2018

Émotions.

Avant : des émotions voilées,
Survolées, teintées
Comme une passion qu'on délaisse.
 
Maintenant : la puissance
Des regrets d'une vie coupée,
Arrêtée, regrettée.
Et l'amour, pour guide unique de ce qu'on laisse.



Editeur : Casterman
Collection : Écritures
Parution : septembre 2017 (2ème édition)
Pages : 320

Résumé :
Une nuit, Kazuhiro Kubota, père de famille et employé surmené, percute un jeune motard, Takuya Onodéra.
L'un meurt rapidement, l'autre survit miraculeusement. Lorsque Takuya sort du coma, sa famille découvre, déconcertée, que non seulement il souffre d'amnésie, mais qu'il semble aussi avoir changé de personnalité... La conscience de Kazuhiro Kubota vient de se réveiller dans le corps du jeune homme, comme si une ultime occasion de comprendre ce qui comptait réellement dans sa vie lui était offerte. Mais le temps presse : Takuya retrouve sa mémoire petit à petit, tandis que l'esprit de Kazuhiro tente de reprendre contact avec sa famille.
Et la cohabitation des deux âmes dans un seul corps s'annonce difficile.




Cela risque d'être difficile de baver beaucoup sur cette BD. Parce qu'en fait seules les émotions semblent compter, ici, pour Taniguchi.
Tout le monde ou presque connaît ses graphismes. Personnellement, je ne peux m'empêcher de les trouver plats sur certains points de vue, mais c'est à cela que je reconnais le style de l'auteur. Il est lui, inimitable.

Concernant les textes, il y en a peu. Vu le nombre de pages j'ai tout de même mis presque deux heures à le lire mais je pense que les petites pauses que j'ai fait y sont pour quelque chose. Pourquoi des pauses ? Parce que j'avais besoin, parfois, de le refermer pour encaisser.

Le message là-dedans est tellement fort, tellement beau, qu'il a bien failli me tirer une larmichette ! On pourrait croire que ce n'est que l'histoire d'une reconstruction après un terrible accident (la chance d'avoir survécu, toussa toussa, la culpabilité du survivant, blalabla) mais non. Ou alors, pas totalement.

C'est l'histoire des regrets. Des émotions des gens qui restent. De la trace qu'on laisse derrière nous, en partant. J'y ai aussi vu une force : celle de se donner la possibilité d'agir tant qu'on le peut, tant qu'on est vivant ! (en gros : retirez-vous les doigts du cul, comme le dirait ce cher Arthur)

Paradoxalement, il y a aussi le "lâcher prise". Savoir partir quand il le faut.

Malgré tout ça, Taniguchi a réussi à laisser une positivité et un amour de la vie sidérant ! Tant d'espoir, de sérénité et d'avenir dans un manga (roman graphique, j'ai presque envie de dire!) qui traite de la mort, c'est quand même grand.

Vous me connaissez maintenant, bande de coquinous, et vous savez que dès que c'est recouvert d'un peu de fantastique ça me botte ! Il y en a, bien sûr, parce que bon deux âmes/esprits dans un seul corps, c'est pas tous les jours qu'on voit ça. Malheureusement, c'est cet aspect qui m'a un peu perdue et qui fait que je ne peux pas y mettre de coup de cœur. Cet enchaînement de personnalités, ces deux hommes qui se parlent dans leur tête, cafouillait un peu par moment. J'avais du mal à comprendre qui parlait, parfois, et ça m'a retiré un peu de plaisir de lecture. Je ne suis pas douée, c'est dommage !

Merci beaucoup à la personne qui me l'a offert, j'ai découvert grâce à elle quelque chose de puissant qui m'a un peu noué les tripes (mais pas trop, hein, manquerait plus que je devienne sentimentale !) et que je relirai très certainement de nombreuses fois avec plaisir.

D'autres avis sur
https://www.livraddict.com/biblio/livre/un-ciel-radieux.html


Non. Non, c'est pas moi qui ai écrit le poème tout caca au début de l'article, non non. C'est mon double maléfique. Le con.

Ici c'est bien aussi :
La nouvelle rubrique se dessine et s'affirme avec Healer
Ma dernière grosse claque de 2017 !
Et ça celle de 2016

02/01/2018

Et voilà le Bilan n°2 !! Ouais, les compter aura de l'importance dans 10 ans, quand ça deviendra impressionnant.

L'an dernier, la simple perspective de le faire me gonflait. Cette année, c'est différent sans que je sache trop pourquoi.

Mais bon, on va pas s'attarder là-dessus. Si je me mets à faire un travail sur moi-même chaque fois que je fais un truc zarbe, on n'est pas prêt de sortir des ronces.

Je commence en vous balançant celui de l'an dernier : Bilan 2016.
Promis, celui-ci sera moins brouillon. Enfin, on verra bien. Nan en fait je ne vous promets rien.

C'est parti :


BILAN LECTURE


Coups de cœur

"Le Dieu dans l'ombre" de Megan Lindholm

Lu en janvier.
Premier coup de cœur de l'année et superbe découverte ! Sous ce pseudonyme se cache Robin Hobb, qui est l'une de mes auteures préférées en fantasy, et j'avoue que j'avais un peu peur de la lire dans un registre différent mais elle a su, là encore, me transporter. J'ai découvert cette œuvre fantastique/onirique avec grand plaisir !
Je vous donne la chronique qui va avec.




"Northanger Abbey" de Jane Austen

Lu en juin.
Je ne vous présente plus l'auteure ni ne vous clame pour la énième fois mon amour pour elle parce qu'au bout d'un moment, ça risque d'être chiant. Je vais simplement vous dire que la découvrir dans un style plus gothique était un délice, car elle a gardé en même temps tout son humour incisif et les personnages m'ont captivé immédiatement !
Et une chronique de plus.




Pas aimés du tout

"Les Chroniques du tueur de roi, tome 2 - La peur du sage, partie 2", de Patrick Rothfuss
Lu en février.
La première partie m'avait déjà beaucoup déçue, mais je préférais croire que c'était parce qu'il s'agissait de ce que j'appelle le 'tome de transition', qui est plutôt commun à n'importe quelle série (si, ça veut dire quelque chose). J'ai donc persévéré et lu la suite. Grand mal m'en a pris. Je me suis tellement ennuyée que je n'arrive même plus à lui trouver d'excuses alors que le tout premier tome m'avait tellement plu !


"Les Chroniques de Ren, tome 1 - Prisonnier" de Faith Kean
Lu en mars.
Des vampires. Écrit à la va-comme-j'te-pousse. Je me demande encore comment j'ai pu croire que ça pouvait me plaire et pris la peine d'ouvrir ce livre.


"La vérité sur l'affaire Harry Québert" de Joël Dicker
Lu en avril.
Quand je repense à celui-là, je me dis simplement qu'il n'a été qu'une grosse perte de temps. Et j'étais tellement en colère, tellement déçue de cette lecture, que j'en ai fait une chronique assassine. Profitez-en, c'est plutôt rare.


"Mansfield Park" de Jane Austen
Lu en octobre.
Ça m'a laissé un goût terriblement amère. Première fois, depuis que j'ai découvert cette auteure, que je n'aimais pas, mais genre vraiment pas!, l'une de ses œuvres.
Très, très déçue. Preuve en chronique.


Suite de séries

"Nightrunner, tome 3 - La lune des traîtres" de Lynn Flewelling

Lu en juillet.
J'ai été très déçue. Je n'irai pas jusqu'à dire que je n'ai pas aimé, mais les deux premiers tomes étaient tellement riches en rebondissements et en action, que ça devienne tout à coup aussi contemplatif et lent ne m'a pas séduite du tout.
Plus les mois passent et plus je me dis que je n'arriverai pas à trouver la motivation pour lire le tome 4. J'espère franchement que j'y arriverai !
Un update fait sur la chronique.



"Le trône de fer, tomes 4, 5 et 6" de George.R.R Martin
Lu en janvier, avril et août.
Plus j'avance dans cette série et plus je l'aime.


"Viewfinder, tome 8" de Ayano Yamane
Lu en février.
Je crois que la seule raison pour laquelle je continue cette série, c'est la nostalgie. Il s'agit de l'un des premiers Yaoi que j'ai découvert, mais ça commence à devenir répétitif, même si j'ai plutôt bien aimé ce tome. J'espère que l'auteure va se renouveler un peu dans la suite.


"Cormoran Strike, tome 3 - La carrière du mal" de Robert Galbraith


Lu en février.
Comme "Le trône de fer", plus ça va, plus j'adore. Si la prochaine aventure me plaît autant que celle-ci je commence une chronique à update, parce que là ça devient carrément génial !





"Acid Town, tome 5" de Kyugo
Lu en février.
Le tome précédent m'avait laissé perplexe car on changeait carrément de personnages principaux, mais le développement de ces nouveaux protagonistes dans ce tome-là m'a vachement plu. Je sens que cette série va garder une place toute particulière dans mon petit cœur, j'ai super hâte que le 6 sorte.


"Le fou et l'assassin, tome 3 - En quête de vengeance" de Robin Hobb
Lu en mars.
Retrouver les personnages et le monde de la série première : "L'assassin royal", est un véritable délice, je me régale à chaque tomes.


"10 count, tome 5" de Rihito Takarai

Lu en mai.
Le sujet exploité par l'auteure est toujours aussi intéressant psychologiquement, et ses graphismes, s'ils ont un peu évolués depuis "Seven days", restent super agréables. Néanmoins la relation entre les deux protagonistes commence à me déranger un tantinet, je suis à la fois curieuse et un peu mal à l'aise de voir ce que donnera le prochain tome.





Séries finies

"Imriel" de Jacqueline Carey
Lu le tome 3 en mars.
Comparé à la première trilogie : "Kushiel", je n'étais pas mécontente de terminer celle-ci. Le personnage principal m'a moins touchée même si l'univers et l'action étaient toujours aussi prenants !
Une chronique un brin nostalgique.


"Le lion de Macédoine" de David Gemmell

Lu le dernier tome en mars.
Je ne vous cache pas que je n'étais pas mécontente d'arriver au bout. C'est une série complexe, historiquement très complète, mais qui part dans tous les sens un moment... J'ai un peu décroché vers la fin.






"Le seigneur des Anneaux" de J.R.R Tolkien
Lu le tome 3 en mai.
J'ai retardé autant que possible la fin. Mais il arrive un moment où il faut bien tourner la dernière page. L'écriture de cette œuvre intemporelle est sublime et je ne doute pas de la relire plusieurs fois dans ma vie.


Séries découvertes

"La mer éclatée" de Joe Abercrombie
Lu le premier tome en mars.
Léger et facile d'accès. J'ai l'habitude d'une fantasy plus complexe et plus approfondie, ce qui ne m'a pas empêché d'apprécier ce livre rapide à lire. Je la terminerai certainement cette année.


"Les aventuriers de la mer" de Robin Hobb
Lu les tomes 1, 2 et 3 en mai, juin et octobre.
Commencer cette série était l'un de mes objectifs de l'année, je suis heureuse de m'y être lancée car plus je me plonge dans l'univers et le monde de cette auteure, plus je le découvre !


"L'épopée des trois royaumes" de Luo Guan-Zhong

Lu le tome 1 en juillet.
Très complexe ! Une plongée géniale dans l'histoire de la Chine qui m'a tenue en haleine, même si je me perdais parfois tant c'est difficile. Sur le moment, je me suis dit que je voulais connaître la suite et la fin, mais plus les mois passent et plus j'ai du mal à me motiver à lire les 2 autres tomes, tant c'est une lecture difficile.
Mais bon, ça m'a quand même tellement plu que je l'ai chroniqué, alors j'ai bon espoir...



"Drenaï" de David Gemmell
"Waylander, tome 1, 2 et 3" lus en août, septembre et novembre.
Il s'agissait là aussi d'un objectif de l'année. Je suis d'autant plus contente de l'avoir commencée que cela signifie le début de mon aventure en tant que chroniqueuse chez Prose Café !


"Ari Mackenzie" de Henri Loevenbruck
Lu le tome 1 : "Le rasoir d'Ockham" en octobre.
Même topo.



Auteurs découverts

Charles Dickens
Lu "Les contes de Noël" en décembre
Je ne m'attendais pas à tellement aimer ce livre ! Ça a donné une chronique et fait naître une grande curiosité. Je ne vais pas manquer de lire d'autres œuvres de ce monsieur.


Jo Witek

Lu "Peur express" en mai.
Me connaissant, je vais bouffer tous les bouquins de l'auteure avec grand plaisir ! C'est une sorte de mélange entre polar et fantastique, j'ai accroché tout de suite.
Une chronique, parce que quand même, elle le mérite !






Natsumé Sôseki
Lu "Je suis un chat" en juin.
Normalement je ne parle dans cette catégorie que des auteurs découverts dont je lirai d'autres livres (sans cela, cette liste ferait 10000 km de long...) mais là, je ne peux pas ne pas noter celui-là !
À la fois historique, humoristique, critique, philosophique ; j'en ai pris plein la mouille.


George Sand
Lu "La mare au diable" en mars et "La petite fadette" en août.
Si j'ai relativement peu aimé le premier, j'ai été très surprise par le second ! Tellement que je l'ai chroniqué.


John Gardner
Lu "L'Homme-Soleil" en juin.
C'est typiquement le genre de livre dont tu ressors vidé, essoufflé, avec l'impression d'avoir été abandonné. À ne pas mettre entre toutes les mains ! Ma chronique en dit peu tant j'ai été perturbée.
Je lirai "La symphonie des spectres" très certainement cette année, que j'ai dans ma PAL depuis un temps indéfinissable.


Mariam Petrosyan
Lu "La Maison dans laquelle" en décembre.
La dame n'a rien publié d'autre, ni en France ni en Russie, pourtant, comme Sôseki, je ne peux pas la zapper de ce Bilan tant j'ai été retournée par cette lecture.
Chronique.



Mangas découverts

"Qualia Under the snow" de Kanna Kii

Lu en avril.
Petit Yaoi tout en douceur, servi par de très beaux graphismes. Une auteure que j'ai pris plaisir à découvrir, au point d'en avoir fait une chronique.







"L'étranger de la plage" de Kanna Kii
Lu en juillet.
J'ai tenté de persévérer avec l'auteure, mais si la simplicité et la douceur de l'OS précédent m'avait beaucoup plu, ici je me suis plutôt ennuyée. C'est une lecture agréable, mais je ne lirai pas la série.


"Tadaima, okaeri" de Ichi Ichikawa
Lu en décembre.
Évidemment, en lisant le résumé, je savais à quoi m'attendre, mais j'ai quand même été surprise d'y trouver autant (trop !) de bons sentiments. Mignon tout plein, certes, mais ça fausse complètement la réalité de la vie de famille et le quotidien avec un enfant. L'auteure a tenté d'y mettre un peu de gravité avec un beau-papa grognon, malheureusement ça manque de conviction. Je n'ai pas vraiment aimé malgré toute la tendresse présente et les graphismes agréables.



OBJECTIFS 2018


Relectures


Je n'ai fait aucune relecture en 2017, hormis "Orgueil et Préjugés".
J'ai donc toujours très très envie de relire "Harry Potter" et "Le clan des Otori", de même que "Les liaisons dangereuses" et "La Passe-Miroir".








Séries à commencer

Cette année j'aimerais bien avoir les couilles de commencer, et pourquoi pas lire intégralement, la trilogie de "Autant en emporte le vent" de Margaret Mitchell.


"Ki et Vandien" de Megan Lindholm... J'ai du mal à lui résister. J'ai déjà deux séries en cours de cette auteure sous son autre nom, mais j'en ai de plus en plus rien à carrer.


"La révolution" de Robert Margerit.
Son chef d'œuvre "La terre aux loups" a été un gros coup de cœur pour moi, je ne doute donc pas que cette série me plaira.


"Prince captif" de C.S Pacat
À mon avis, je vais trouver exagéré tout le battage qu'il y a eu autour, mais c'est justement pour ça que j'ai envie de me faire une opinion...


"Terre de héros" de Richard Morgan
Une dingue m'a assommé en me disant que du bien de cette trilogie, du coup je suis hyper curieuse de savoir ce que ça vaut.


Auteurs à découvrir

On prend les mêmes et on recommence ! J'aimerais toujours autant faire la connaissance de Gabriel Katz, Thomas Hardy, Ann Radcliffe et Trevanian.
Pourquoi ne pas ajouter Alexandre Dumas, tant qu'à faire ?
Et puis Alix d'Angalie aussi, soyons fou.
Un petit dernier pour la route : Homère.

Encore une fois, il s'agit ici de ce que j'aimerais, et non pas de ce que je dois. Si je n'ai ni l'occasion ni la véritable envie de lire ces livres ou ces auteurs dans l'année, je ne me forcerai pas.


Rubrique Cépasdélivres

Lancée depuis peu, elle a mûri des mois dans ma tête. Pourtant, ce n'est pas encore véritablement au point et mes premières tentatives sont quelque peu balbutiantes. J'aimerais la développer cette année afin de vous proposer d'autres sujets que la lecture.
En voilà le résumé et l'index.


CHALLENGES 2018


Je crois que je peux le dire : je suis devenu un chouia accro aux challenges de lecture.

Goodreads

Sans surprise, il est réussi :

C'est Goodreads qui le dit !
 
Je n'ai eu à changer le nombre qu'une fois, pour passer de 60 à 80 je crois, après je n'y ai plus touché.
Pour cette année, je vais refoutre le même. J'ai pas vraiment l'intention de le dépasser, mon but d'une année sur l'autre n'est pas de lire davantage, juste de me tenir à une moyenne. Et si je lis moins, c'est pas non plus un drame. En fait, je m'en tape. De toute façon, le nombre total est modulable autant qu'on le veut pour ce challenge, se mettre la pression n'est pas du tout ce qui est recherché, la liberté est toujours de mise sur ce site.
En plus, j'adore, parce que ça me permet de rajouter une mamage avec un pourcentage dans la colonne de droite...


Un mois, un auteur classique britannique

J'aime beaucoup la littérature anglaise, principalement celle du XIXème siècle, même si je ne suis pas contre celle du XXème. Ce Challenge, créé par une amie, est donc au poil pour moi ! Tous les mois, je découvre un nouvel auteur, et ce depuis septembre dernier.
En voici les règles et le résumé, avec mes updates des quatre mois précédents, puis ceux qui viendront jusqu'à août prochain.


Cold Winter Challenge

Très certainement mon préféré tant la communauté est géniale et dynamique. Comme l'an dernier, je suis en plein dedans au moment où je vous écris cet article, car il se déroule du 1er décembre au 31 janvier.
Voilà ma progression pour l'instant.


Le Week-end à 1000

J'ai enfin trouvé le courage de me lancer dans celui-là. Je ne pense pas le faire à chaque cession et, de fait, je n'ai participé qu'à 2 d'entre elles sur les 4 en 2017.
Si j'ai foiré la première de peu, j'ai réussi la seconde haut la papatte !
Clique ici pour en voir tous les articles...


Book Jar

Autrement appelé mon Bocal à Anchois ! (merci Perceval) J'adore en sortir un petit bout de papier à chaque début de mois, malheureusement je trouve ça un peu contraignant. Entendez par là que j'ai à nouveau pas l'impression de choisir mes lectures, comme à l'époque où j'étais libraire. Je pense donc que, cette année, je ferai un tirage tous les deux mois.
Clique ici pour voir tous les tirages de l'année 2017 !


Challenge "Zéro achats"

En voilà un qui me chatouille depuis quelques mois. Certes, j'achète beaucoup moins de livres depuis que je ne suis plus libraire, mais... pas assez. Ce boulot avait pas mal de défauts mais aussi de grands avantages : de chouettes ristournes et des SP. Si j'ai réussi à drastiquement faire baisser mes achats durant cette année, c'est toujours pas assez. Disons que je suis un peu fâchée avec mon porte-monnaies (d'ici là qu'il me morde, il n'y a pas des kilomètres !).
Donc, je tente ce défi ! Du 1er janvier au, disons, 1er mai, je n'achèterai aucun livres. Juré craché ! Et mon plus beau mollard, s'il vous plaît.



Voilà. Je crois que c'est tout.

Ça fait longtemps que je n'avais pas été aussi sérieuse en rédigeant quelque chose, nom d'un vibromasseur !



Maintenant, arrive le moment gênant plein d'émotions, celui où je dois vous dire merci.

Vous êtes toujours aussi nombreux sur mon blog à venir me faire un petit coucou et j'adore échanger avec vous en commentaires, même si c'est pour ne rien dire (ou alors dire du caca)
J'ai rencontré beaucoup de blogueurs, découvert beaucoup de blogs nouveaux, et j'ai adoré ça !

Une Bonne Année 2018 à tous ! (oui, je vous l'ai déjà souhaité dans l'article précédent mais tant pis, faites genre que non)

31/12/2017

Mais non, il n'est pas trop tôt pour vous souhaiter la Bonne Année !

Ah ! J'espérais bien que ça arriverait avant la fin de l'année ! Au bout du quatrième Drama quand même, il était temps que vienne le coup de cœur, la grosse tarte dans la gueule qui me donnerait la poussée nécessaire pour enfin sauter le pas (que dis-je, faire le grand écart !) et oser une chronique pour ma nouvelle rubrique.

Pas que je n'ai pas aimé les trois Dramas précédents, soyons clair, j'ai passé de bons moments, mais là il y avait le truc en plus ; un truc qui m'a fait dire, à la fin du dernier épisode : j'en veux plus !!!

Si ça c'est pas un signe je ne sais pas ce qu'il vous faut. Que je vous le chante ?

Mais de quoi que je parle ? De ça :



En plus le gars qui joue l'un des personnages principaux n'est franchement pas dégueulasse à regarder alors j'en ai eu pour mon plaisir.

Il ne s'agit pas de mon premier Drama mais c'est clairement celui que j'aime de tout mon cœur. Je connaissais déjà l'un des acteurs principaux, celui au centre de l'image qui se nomme : Ji Chang Wook (on s'y habitue vite, rassurez-vous). Je l'ai découvert dans le Drama K2 qu'une amie m'avait très chaudement recommandé. Je lui adresse aujourd'hui ma reconnaissance éternelle ! Je l'ai vu ensuite dans un film qui envoie du très lourd : Fabricated City, que j'ai revu 2 fois depuis et que je risque fort de chroniquer lui aussi.

Allez, j'arrête de m'éparpiller et je vous présente Healer.

Il s'agit en fait du nom de code d'un jeune homme dont le métier est assez spécial. Il est un "messager".
En gros c'est un pro de l'infiltration, du déguisement, un voleur très habile qui remplit n'importe quelle mission contre de l'argent. Sauf si on lui demande de tuer. Chapardeur mais pas meurtrier !
On le rencontre alors qu'il est justement en mission : quelqu'un lui a demandé de récupérer, des mains d'un homme, une vidéo.
Déjà, rien qu'avec cette scène on comprend qu'on est tombé dans un truc aux chorégraphies de combat très bien orchestrées (un Wookie au sommet de son art, quoi) mais pas seulement. Pourquoi ? Parce qu'outre ce jeune homme, c'est deux autres personnages qui apparaissent dès ce premier épisode et la complexité du scénario est installée tout de suite. En fait, dès la seconde mission de Healer, dont il est investi un peu avant la fin de cette première heure de visionnage délicieuse.
Le jeu de Ji Chang Wook est extra, tout en nuances. Il endosse parfois plusieurs identités pour son boulot (les infiltrations toussa toussa) et jongle avec beaucoup de facilité entre les personnalités de ces personnages assez différents les uns des autres. Je l'avais déjà vu à l'œuvre comme je vous le disais, mais là il m'a particulièrement impressionnée.



Chae Yeong Sin, 27 ans, jeune journaliste pour un nanar sur le net, est le second personnage central.
Bien évidemment, elle rêve de devenir une grande, à l'instar de son idole : Kim Mun Ho, gigantissime reporter dont la renommée n'est plus à faire. C'est difficile d'en dire plus sur elle sans spoiler, mais dans les grandes lignes : elle a été adoptée à l'âge de 6 ou 7 ans (me rappelle pas exactement, ça va, ça arrive, j'ai dormi !), elle est dynamique, curieuse, un peu chiante, n'a pas la langue dans sa poche, et, merci Seigneur et Marie et Joseph, ne piaille pas ni ne pleure à tout va ! Dans les précédents Dramas que j'ai regardé j'avais chaque fois un problème avec les personnages féminins. Soit elles étaient chialeuses, soit boudeuses. Miséricorde. Très dur. Or ici nous avons une fonceuse qui, si elle verse parfois quelques larmichettes, ne se laisse pas abattre et relève toujours la tête. En plus, il faut voir ce qui lui tombe sur la gueule, parfois !
N'oublions pas l'actrice, Park Min Young, qui a des expressions très nombreuses et une énergie inépuisable. Elle m'a plu tout de suite et ça ne s'est pas démenti par la suite.



Le troisième n'est autre que le fameux Kim Mun Ho, immense journaliste reconnu et apprécié pour son audace et sa témérité. Lui aussi c'est un chieur.
Au début, il me plaisait bien. D'autant qu'on comprend vite qu'il a un passé assez lourd, qu'un secret dont il n'a peut-être pas conscience le mine, et que son histoire familiale est assez brumeuse. Quand c'est mystérieux comme ça, ça part plutôt bien pour moi. Puis, avec les épisodes, je l'ai trouvé un tantinet moins intéressant. Disons qu'il n'évolue pas beaucoup. En fait, à côté des deux autres, il est un peu pâle. J'en suis même arrivée à le détester, puis je l'ai à nouveau apprécié ensuite, ce qui signifie sans doute que ça reste tout de même un bon personnage.
Malheureusement, l'acteur m'a semblé moins bon lui aussi, avec moins de diversité de jeu que les précédents. Ou alors j'avais vraiment une dent contre lui, plus simplement.



Autour d'eux vont graviter de nombreux autres personnages qu'il serait fastidieux et long (et chiant, surtout) de vous présenter. Il y a en quand même une dizaine, à une vache près. Mais comme j'en ai particulièrement apprécié deux je vais en parler un peu.

D'abord, il y a la partenaire de Healer, une sorte de patronne pour lui qui est une hackeuse de génie et l'aide dans ses missions : Jo Min Ja.
Je l'ai vraiment adorée ! Elle est douée, intelligente, et comme pour tous les personnages de ce Drama a un passé intéressant et une histoire à raconter. Elle est présente dans tous les épisodes et pourtant toujours dans l'ombre, ce qui ne l'a pas empêchée de s'y faire une place importante selon moi. Dans ses échanges avec Healer il y a à la fois beaucoup de tendresse et d'agressivité ce qui donne une superbe alchimie entre eux. En gros, même si il l'agace souvent, on voit qu'elle l'adore !
Le jeu de l'actrice manque parfois de finesse mais elle me faisait souvent rire avec ses expressions exagérées qui collaient très bien avec ce personnage marginal.


Mais que serait une histoire de voleurs, de secrets, d'espionnage et d'amour sans un bon flic ?
Yun Dong Won est inspecteur à la cybercriminalité et cherche à coincer Healer depuis des années. Il a un côté un peu exubérant que les personnages précédents n'ont pas et j'ai aimé cette différence qu'il apporte avec ses gros sabots de flic fonceur qui se jette dans le tas sans vraiment réfléchir. Il prend un peu plus d'importance au fil des épisodes même s'il reste très secondaire et j'en étais très contente.
L'acteur semblait vachement à l'aise dans le rôle et j'ai trouvé sa façon de jouer ce personnage très naturelle. C'est peut-être pour ça que je souriais chaque fois qu'il apparaissait.


Bon, je vais vous parler de l'histoire maintenant. En y réfléchissant j'aurais peut-être dû le faire au début. C'est pas grave !
Allons-y :

Tout commence en 1992. Oui. Avec 5 potes, 4 hommes et une femme, à qui il va arriver des bricoles à cause d'une radio-pirate avec laquelle ils diffusaient des émissions plus de 10 ans plus tôt.
Un jour Kim Mun Ho découvre que son frère : Kim Mun Sik, qui faisait partie de ce groupe, lui a longtemps caché un terrible secret et décide de découvrir la vérité en enquêtant sur ce lourd passé. Pour ça, il a besoin de récolter des indices et des informations et engage donc un messager. Vous avez compris de qui il s'agit, je pense. Effectivement, c'est comme ça que Healer entre dans la danse !
Chae Young Sin, pour sa part, va se retrouver mêlée à tout ça un peu par hasard, ce qui n'est pas pour lui déplaire, car elle a un rêve : rencontrer Kim Mun Ho et, bien sûr, le Healer.

Le cerveau des dinosaures !!


La base est simple et pourtant plus les choses évoluent et ses dévoilent, plus ça se complexifie.
Il y a beaucoup de rebondissements, beaucoup d'action et d'humour, la romance est aux petits oignons et il n'y a pas un seul personnage superflu.

Je lui ai quand même trouvé, en accord avec une amie, un petit défaut : à la réalisation, ils n'étaient pas très doués. Quelques épisodes se terminent parfois trop brusquement sur une scène importante, ce qui fait retomber toute la pression d'un seul coup. Je ne suis pas contre un peu de cliffanger, au contraire j'adore ça, mais encore faut-il que ce soit bien géré quand c'est repris dans l'épisode suivant. Or là, ce n'était pas toujours le cas.

Parlons un peu des OST (mais si, vous savez de quoi je parle ! Ce sont les musiques et les chansons qu'on entend toujours derrière pour un oui ou pour un non) Je vais être franche : c'était pas extra dans ce Drama. Heureusement celle qui revient le plus souvent est plutôt pas mal (écoute-la, vas-y !), mais les autres je vais clairement les oublier.
J'aime ça pourtant. Dans K2, le tout premier Drama que j'ai regardé, les OST étaient belles, puis dans Hwarang (le second) également. Mais là, il n'y avait malheureusement pas de quoi s'exciter.

Il est d'accord.

Ça ne m'empêche pas d'y mettre mon coup de cœur avec plaisir ! Que j'aime tant ce Drama malgré ces quelques petits cafouillages prouve bien que le reste est parfait ou presque. Quand le dernier épisode s'est terminé je me suis vraiment sentie orpheline, je voulais que ça continue.

J'en profite pour vous glisser un petit mot concernant la fin, vous savez que j'y accorde beaucoup d'importance. Plus dans les séries ou les films que dans les bouquins, d'ailleurs.
C'est assez ouvert, et j'adore ça. Elle est bien amenée et menée, on est encore surpris, tous les personnages que j'aimais étaient présents et la tension est là jusqu'au bout. Un vrai bonheur.

Tu vas me manquer, beau gosse !

Parce qu'une vidéo dans un article c'est chouette et parce que je suis gentille, je vous mets ici le Trailer officiel (je crois...) :



Et un autre un tantinet plus long, qui en dévoile donc un brin plus, par ce petit lien pour les plus curieux d'entre vous (rassurez-vous, les épisodes sont facilement trouvables en VOSTFR)

Le petit mot de la fin : Bananée à vous mes patates !

08/12/2017

Il faut avoir une sacré paire de couilles pour pondre un chef d'oeuvre comme ça !

Ah merde, l'auteure est une femme.
"Avoir une sacré paire d'ovaires", ça se dit ?

Bon, on s'en fout. Le seul truc à savoir, c'est que ce livre envoie du pâté !


Éditeur : Monsieur Toussaint Louverture
Parution : mars 2016
Pages : 954 (et je ne mens même pas)

Résumé :
Dans la Maison, vous allez perdre vos repères, votre nom et votre vie d'avant. Dans la Maison, vous vous ferez des amis, vous vous ferez des ennemis. Dans la Maison, vous mènerez des combats, vous perdrez des guerres. Dans la Maison, vous connaîtrez l'amour, vous connaîtrez la peur, vous découvrirez des endroits dont vous ne soupçonniez pas l'existence, et même quand vous serez seul, ça ne sera jamais vraiment le cas. Dans la Maison, aucun mur ne peut vous arrêter, le temps ne s'écoule pas toujours comme il le devrait, et la Loi y est impitoyable. Dans la Maison, vous atteindrez vos dix-huit ans transformé à jamais et effrayé à l'idée de devoir la quitter.


C'est sûr que quand on lit ce petit morceau de rien, puis le nombre de pages (près de 1000, véridique, c'est pas une faute de frappe de ma part) et quand on voit la tête du bouquin, on est en droit de se demander ce que c'est que cet ovni.

Et de fait, c'est bien un truc venu d'ailleurs.

Sachez tout d'abord que c'est incroyablement gothique, sombre, dérangeant, et écrasant. L'atmosphère était parfois si étrange, lugubre et irréelle, que j'ai souvent arrêté ma lecture pour me plonger dans un autre livre plus facile d'approche, ou bien plus doux. Parce que sinon, j'aurais fini par devenir timbrée (déjà que mon état psychologique est pas fameux !) C'est donc pour ça que j'ai mis deux mois à le lire.

L'histoire c'est celle de la Maison. Pour moi, elle était clairement le personnage central de ce livre. À l'intérieur, il y a des enfants. Ils y entrent très jeunes, souvent âgés de 5 ou 6 ans, pour n'en sortir qu'à leur majorité, à 18 ans. Pourquoi ? Parce qu'en fait il s'agit d'un "internat" pour enfants handicapés/inadaptés/rejetés/infirmes... bref, cabossés quoi. Les éducateurs sont très peu présents, les gosses sont donc livrés à eux-mêmes dans cette Maison qui, parfois, paraît vivante. Ils se sont organisés en groupes : il y a Les Faisans, Les Rats, Les Chiens, Les Oiseaux, et Le Groupe 4, dont nous allons suivre la naissance. Ils se sont chacun donnés des surnoms qui font loi dans ce monde bien à eux. Aucune identité vraiment "claire" n'est mentionnée à aucun moment dans le livre, ce qui donne une dimension presque surnaturelle à tout le récit.

Nous suivons des personnages en particulier qui apparaissent presque chacun leur tour, certains plus que d'autres : Fumeur est celui qui revient le plus, d'après moi ; il y a aussi Sphinx, que j'ai particulièrement aimé ; L'Aveugle, que je n'ai pas réussi à cerner ; Chacal Tabaqui, peu présent mais très charismatique ; Gros Lard, qui m'a bien fait poiler ; et Ralf, le seul éducateur à prendre la parole dans tout ce bordel et que j'ai pas trouvé très honnête. En fait, c'est le seul adulte à faire entendre sa voix et c'est le seul personnage dont je me suis méfiée du début à la fin.

Quand ça commence, nous sommes avec Fumeur, un adolescent qui vient d'arriver dans la Maison. Il y est donc entré "sur le tard" comparé aux autres occupants qui sont là depuis déjà 10 ans, et peine à se faire accepter. Il a l'air de s'en foutre, mais on sent bien que c'est difficile à supporter pour lui car les autres lui en font voir de toutes les couleurs. Au début, on pourrait penser que ces gosses sont violents et méchants les uns envers les autres, mais en réalité ils ne le sont qu'avec les nouveaux. Parce que ce monde qu'ils se sont créés, c'est une famille pour eux et la Maison est leur mère. Toute nouvelle tête peut donc être une potentielle menace pour la vie de cette "communauté". Mais une fois dépassé ça, on comprend qu'il y a entre les élèves une réelle entraide et fraternité.

L'auteure, malgré l'atmosphère angoissante, garde un style d'écriture super agréable et particulièrement fluide. Chaque prise de parole est différente, car elle jongle entre les points de vue, les récits à la première personne puis ceux à la troisième, et les flash-back qui, et j'ai trouvé ça dommage, finissent par disparaître à mesure que passent les pages. Il y a donc toute une première moitié du livre où nous découvrons les personnages alors qu'ils devraient quitter la Maison d'ici deux ou trois ans à peine, qui va être entrecoupée de retour en arrière où nous découvrons ces mêmes garçons alors qu'ils sont tout jeunes et qu'ils viennent à peine d'arriver (Fumeur n'apparaît donc pas dans ces flash-back, suivez un peu !)

Au début, ces coupures me dérangeaient, je ne vous le cache pas, surtout les changements entre les "je" et les "il", mais très vite je me suis rendue compte que ça me permettait, au contraire, une meilleure compréhension. Je pouvais ainsi me dire : ah ! Si c'est du "je", c'est Fumeur ! Il y avait donc moins de risque que je me retrouve perdue en cours de route.

Et le reste de l'histoire alors ? Bah y'en a pas. Fumeur arrive et doit s'adapter. Point.

... Nan, ok, j'exagère ! En fait, il y en a une, mais elle s'installe lentement, tardivement et (je ne vous dis pas la suite, sinon je vous dévoile toute l'intrigue. Ce serait con) Entre les flash-back et le moment présent, il y a un trou de dix années. Au bout d'un moment, on comprend que quelque chose s'est passé pendant ce trou. Quelque chose qui va avoir des répercussions des années plus tard et qui m'a totalement intriguée et tenue en laisse jusqu'à la fin.

On est dans un huis-clos total, vous l'aurez compris (ou alors vous n'avez rien lu de ce que je viens de baver et vous êtes arrivés sur cette phrase totalement par hasard)
À l'intérieur de la Maison, il y a une véritable mythologie, les rites et les codes d'une vie en collectivité qui semble se dérouler dans une autre dimension tant c'est parfois surréaliste. Si certaines scènes de franche camaraderie me mettaient le sourire aux lèvres, ça pouvait très vite partir sur du tellement étrange que j'avais l'impression d'être tombée dans un univers alternatif au notre.

L'auteure s'amuse avec la ligne du fantastique (du merveilleux, aussi, quelquefois) sans jamais la franchir, de peur sans doute de basculer totalement dans la folie. Quoique ... des fois, elle allait vachement loin dans le surréaliste et je me demandais ce qu'elle pouvait bien avoir fumé ! Ce qui doit certainement être le plus grand défaut du livre, car il n'est de fait pas accessible à tous. Je ne vous cache pas que moi-même j'ai failli rester sur le carreau une ou deux fois.

Il y a un truc dont je tiens absolument à parler et que j'ai particulièrement apprécié : l'auteure ne s'attarde pas sur les handicaps de ces personnages. Beaucoup sont en fauteuil roulant, à d'autres ils manquent certainement plus d'une case, l'un d'eux est aveugle et psychotique, et il y en a un qui n'a carrément pas de bras ; tout ceci pouvait donc donner des scènes avec beaucoup d'émotion ou d'humour, pourtant ce n'est qu'à peine évoqué. Pour certains d'entre eux, ça m'a pris plusieurs centaines de pages avant de découvrir leur "particularité". Mariam Petrosyan a réussi à faire de ses personnages, malgré leurs différences, des garçons comme les autres évoluant dans un univers étrange. Je lui tire mon chapeau, autant pour ce joli message et ses descriptions toute en finesse que pour son imagination fabuleuse.

Et pourquoi, avec tout ce que je viens de vous balancer, que j'en fais pas un coup de cœur ?

Je suis chiante, pour commencer, et ensuite : j'ai pas aimé la fin. J'accorde beaucoup d'importance aux fins. Et là, je n'ai pas compris l'intérêt de rajouter ce genre d'épilogue. Si l'histoire s'était arrêtée à la fin du dernier chapitre... nan, même pas, parce que je dois avouer que la longueur du bouquin est un défaut, aussi. C'est très contemplatif, très lourd et lent par moment, et l'intrigue prend trop de temps et pas assez de place. J'ai pris une grosse claque, car le style et l'imagination de l'auteure sont bluffant, mais il aurait gagné à être un peu plus dynamique par moment. Quoique ça aurait sans doute cassé la patte de l'auteure...

Bref, je suis fatiguée, et je me sens abandonnée maintenant que je l'ai fini. Je crois qu'avec ce livre j'ai franchi une nouvelle étape dans ma vie de lectrice. J'ai adoré me perdre dans les couloirs de la Maison et en découvrir chaque recoin, mais ce qui m'attriste c'est que je sais que l'auteure n'en a pas tout dévoilé. On suit les déambulations des personnages à travers toute la baraque, et pourtant, quand on la quitte, on sent qu'elle n'a pas livré tous ses secrets. Ouais, c'est sans doute pour ça aussi que je ne le coup-de-coeurise pas.

Je me sens si seule, maintenant.

Lisez-le, bordel.

Et merci aux éditions Monsieur Toussaint Louverture d'avoir eu les couilles (je peux le dire cette fois ?) de dénicher une telle bombe de littérature russe !

D'autres avis sur
http://www.livraddict.com/biblio/livre/la-maison-dans-laquelle.html


Et maintenant, je sens que prendre un autre livre ou en continuer un en cours va être très dur. Mais je me doutais un peu que ça me ferait ça. D'ailleurs, je crois que je l'ai su dès les premières pages !

Voilà une lecture qui fait avancer mon Cold Winter Challenge ! (ouais, je l'avais rajouté dans ma PAL, l'air de rien)

Je suis contente. Et vous ? Heureux ?

:
On ne peut qu'aimer Scrooge.
Sinon, il y a Gaudé aussi !
Et puis tout à coup, tiens, l'envie me prend de vous foutre le lien d'un blog tout neuf que j'aime !